Types de cancer du sein et dernières recherches

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes canadiennes. Il n’est toutefois pas une maladie uniforme : il englobe tout un spectre de sous-types, chacun ayant des caractéristiques biologiques distinctes, des implications thérapeutiques particulières et des pronostics variés.
Comprendre le type de cancer du sein diagnostiqué est une étape importante pour prendre des décisions éclairées concernant le traitement, comprendre les recherches et savoir quelles questions poser à votre équipe de soins.
Comment le cancer du sein est-il classifié ?
- Par localisation : L’endroit du sein où le cancer a pris naissance, dans les canaux galactophores (cancer canalaire) ou dans les lobules producteurs de lait (cancer lobulaire).
- Par statut des récepteurs : Si les cellules cancéreuses sont stimulées par des hormones (récepteurs d’œstrogène/progestérone) ou par une protéine appelée HER2, ce qui détermine les thérapies ciblées les plus efficaces.
Quels sont les principaux types de cancer du sein ?
1. Carcinome canalaire invasif (CCI)
Le carcinome canalaire invasif est le type de cancer du sein le plus fréquent, représentant environ 70 à 80 % de tous les diagnostics. Il débute dans les canaux galactophores du sein, puis envahit le tissu mammaire environnant. Il se présente typiquement comme une masse ferme et irrégulière, mais peut également être détecté par imagerie avant même qu’une bosse soit palpable.
2. Carcinome lobulaire invasif (CLI)
Le CLI prend naissance dans les lobules producteurs de lait. Distinct du CCI, il tend à croître en file indienne plutôt qu’en formant une masse distincte, ce qui le rend plus difficile à détecter par mammographie. Une IRM est souvent plus efficace pour évaluer le CLI.
3. Carcinome canalaire in situ (CCIS)
Le CCIS est un cancer du sein non invasif (stade 0) dans lequel les cellules anormales sont confinées aux canaux galactophores. Bien qu’il ne soit pas immédiatement fatal, il augmente considérablement le risque de développer un cancer invasif et est généralement traité pour prévenir toute progression.
4. Cancer du sein triple négatif (CSTN)
Le cancer du sein triple négatif est défini par l’absence des trois types de récepteurs : récepteurs d’œstrogène, de progestérone et HER2. Cela signifie qu’il ne peut pas être traité par des thérapies hormonales ni par des médicaments ciblant HER2. Le CSTN représente environ 10 à 15 % des cancers du sein. L’immunothérapie a radicalement changé les perspectives pour les patientes atteintes de CSTN au cours des dernières années.
5. Cancer du sein HER2-positif
Les cancers HER2-positifs produisent des quantités excessives de la protéine HER2. Ils ont tendance à croître plus rapidement, mais répondent bien aux thérapies anti-HER2 ciblées comme le trastuzumab (Herceptin) et les nouvelles thérapies conjuguées anticorps-médicament. La molécule trastuzumab déruxtécan (Enhertu) a montré des résultats remarquables, y compris pour les cancers HER2-faibles.
6. Cancer du sein inflammatoire (CSI)
Le CSI est une forme rare mais agressive de cancer du sein qui provoque rarement une bosse. Il se manifeste plutôt par une rougeur, un gonflement, une chaleur et une texture de peau en « peau d’orange ». Il peut être confondu avec une infection. Tout sein présentant ces changements cutanés doit être évalué rapidement.
7. Cancer du sein à récepteurs hormonaux positifs (RH+)
Le sous-type le plus courant, alimenté par l’œstrogène, la progestérone ou les deux. Ces cancers répondent bien aux thérapies hormonales et présentent d’excellentes perspectives à long terme avec un traitement approprié.

Les dernières recherches sur le cancer du sein : ce qui change les résultats
La recherche sur le cancer du sein progresse à grands pas. Voici quelques-unes des avancées récentes les plus significatives :
Analyses sanguines pour le cancer du sein (biopsie liquide)
L’une des frontières les plus prometteuses est la biopsie liquide, un test sanguin qui détecte l’ADN tumoral circulant libéré par les cellules cancéreuses dans le sang. Ces tests montrent des résultats prometteurs pour la détection précoce, la surveillance du traitement et la détection des récidives.
Conjugués anticorps-médicament (ADC)
Les ADC délivrent la chimiothérapie directement aux cellules cancéreuses via un anticorps ciblant. Le trastuzumab déruxtécan (Enhertu) a montré des résultats remarquables dans les cancers HER2-positifs et même HER2-faibles, prolongeant significativement la survie.
Immunothérapie pour le cancer triple négatif
L’approbation du pembrolizumab (Keytruda) combiné à la chimiothérapie représente une avancée majeure pour le CSTN. L’immunothérapie a considérablement amélioré les résultats pour ce sous-type qui avait auparavant des options limitées.
Médecine de précision et tests génétiques
Les avancées dans les tests génétiques (BRCA1, BRCA2, PALB2) permettent une planification thérapeutique plus personnalisée. Les inhibiteurs de PARP ont montré une forte efficacité pour les cancers porteurs de mutations BRCA.
Dépistage mammographique et IA
L’intelligence artificielle est progressivement intégrée à l’interprétation des mammographies, avec des résultats prometteurs. Des études ont montré que le dépistage mammographique assisté par l’IA permet de détecter des cancers qui échappent aux lecteurs humains, de réduire les faux positifs et d’améliorer la précision globale du dépistage. Cette technologie est progressivement adoptée dans les programmes de dépistage à travers le monde, y compris au Canada.
Pour les dernières informations sur la recherche canadienne sur le cancer du sein, Recherche sur le cancer Canada est une excellente ressource.

Soins experts du cancer du sein chez VM Med : Dr Naim Otaky
Au Centre du sein de VM Med à Montréal, notre équipe offre des soins experts et personnalisés en cancérologie du sein, du dépistage et du diagnostic à la chirurgie et au suivi oncologique, le tout sous un même toit.
Le Dr Naim Otaky (M.D., F.R.C.S.(C)) est directeur médical de VM Med et spécialiste du sein et de la thyroïde, ainsi que chirurgien général. Il a complété sa formation médicale et sa résidence en chirurgie générale à l’Université McGill, est Fellow du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, et a été publié dans plusieurs revues académiques reconnues. Il est également chirurgien personnel au Centre universitaire de santé McGill (campus Lachine) et à l’Hôpital Jean-Talon.
En tant que plus grand centre mammaire privé au Canada, VM Med offre des services complets de santé mammaire, incluant l’imagerie (mammographie, échographie, IRM), la biopsie, la consultation chirurgicale, la stadification du cancer, les soins oncologiques et les tests génétiques — le tout disponible en une seule visite.
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Ressources supplémentaires
Pour plus d’informations, consultez les archives des blogues VM Med, notamment Cancer du sein : détection précoce et évolution à chaque stade et Cancer du sein chez les jeunes femmes.
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