Les signes discrets du cancer des ovaires à ne pas ignorer

Le cancer des ovaires est depuis longtemps surnommé le « cancer qui chuchote. » Un nom qui traduit l’une de ses caractéristiques les plus dangereuses. Contrairement à de nombreux autres cancers, le cancer des ovaires se manifeste rarement par des symptômes évidents et localisés à un stade précoce. Les signes sont souvent vagues, facilement interprétables à tort comme des problèmes digestifs, du stress ou le vieillissement.
Pourtant, ces chuchotements sont importants. Lorsque le cancer des ovaires est détecté à un stade précoce, le taux de survie à cinq ans dépasse 90 % (lien disponible uniquement en anglais). Lorsqu’il est découvert tardivement, ce qui est le cas dans la majorité des cas, ce taux chute considérablement.
Septembre est le Mois de la sensibilisation au cancer des ovaires au Canada, une période consacrée à la sensibilisation, à l’information du public et à la promotion des échanges sur les symptômes du cancer de l’ovaire, qui sont trop souvent négligés.
Pourquoi le cancer des ovaires est-il difficile à détecter tôt ?
Contrairement au cancer du col de l’utérus, il n’existe actuellement aucun test de dépistage de routine fiable pour le cancer des ovaires dans la population générale. Un test PAP ne détecte pas le cancer des ovaires.
Connaître les symptômes du cancer de l’ovaire, être à l’écoute de son corps et communiquer régulièrement avec son médecin constituent donc vos meilleurs atouts pour un dépistage précoce.
Signes précoces et discrets du cancer des ovaires à connaître
La plupart des symptômes précoces du cancer des ovaires ne sont pas spécifiques, ils sont communs à de nombreuses affections. Si vous ressentez l’un des symptômes suivants de façon persistante (plus de 2 à 3 semaines), qu’ils sont nouveaux ou inhabituels pour vous, parlez-en à votre médecin :
- Ballonnements ou gonflement abdominal : Une sensation persistante de plénitude, de gonflement ou de pression dans l’abdomen.
- Douleurs pelviennes ou abdominales : Une douleur sourde et continue ou des crampes dans la région pelvienne, l’abdomen inférieur ou même le bas du dos.
- Difficulté à manger ou sensation de satiété rapide : Sentiment de plénitude après avoir mangé très peu.
- Symptômes urinaires : Urgence accrue à uriner ou mictions plus fréquentes, sans infection urinaire.
- Fatigue inexpliquée : Fatigue persistante qui ne s’améliore pas avec le repos.
- Changements dans les habitudes intestinales : Constipation ou diarrhée persistantes sans explication.
- Nausées ou indigestion : Nausées, brûlures d’estomac ou maux d’estomac récurrents.
- Douleur lors des rapports sexuels : Inconfort ou douleur inexpliqués lors des rapports sexuels.
- Saignements ou pertes vaginaux inhabituels : Saignements entre les règles, après la ménopause ou après un rapport sexuel.
Selon Cancer des ovaires Canada, ces symptômes sont les plus significatifs lorsqu’ils sont nouveaux, persistants et fréquents, survenant plus de 12 fois par mois, et représentent un changement par rapport à votre état habituel.

Un kyste peut-il devenir cancéreux ?
De nombreuses femmes apprennent à un moment ou à un autre qu’elles ont des kystes ovariens. La question naturelle est : un kyste peut-il devenir cancéreux ?
La plupart des kystes ovariens sont bénins (non cancéreux) et disparaissent d’eux-mêmes. On les appelle des kystes fonctionnels, qui se forment dans le cadre du cycle menstruel normal. Ils sont extrêmement fréquents, en particulier chez les femmes en préménopause.
Cependant, certains types de kystes, en particulier les kystes complexes (qui présentent des zones solides ou des caractéristiques irrégulières à l’échographie), comportent un risque plus élevé de malignité et nécessitent une surveillance ou une ablation. Les femmes ménopausées qui développent des kystes ovariens doivent les faire examiner, car le risque de malignité est plus élevé après la ménopause.
L’échographie ovarienne est le principal outil utilisé pour évaluer les caractéristiques d’un kyste. Si un kyste semble suspect, votre médecin peut vous recommander des analyses sanguines (telles que le marqueur tumoral CA-125) et des examens d’imagerie, ou vous orienter vers un gynécologue-oncologue.
La douleur lombaire liée au cancer des ovaires : un symptôme souvent négligé
La douleur lombaire est l’un des signes précoces les plus souvent manqués du cancer des ovaires. Elle est généralement ressentie dans le bas du dos et/ou les flancs, et peut s’accompagner de douleurs pelviennes ou de ballonnements.
La combinaison de douleurs pelviennes/abdominales persistantes, ballonnements, douleurs lombaires, modifications des habitudes urinaires ou intestinales est un ensemble de signes à prendre au sérieux.

Qui est le plus à risque de cancer des ovaires ?
Bien que le cancer de l’ovaire puisse toucher toute femme possédant des ovaires, certains facteurs augmentent le risque :
- Âge : La plupart des cas surviennent chez des femmes de plus de 50 ans, après la ménopause
- Antécédents familiaux : une parente au premier degré atteinte d’un cancer des ovaires ou du sein
- Mutations des gènes BRCA1 ou BRCA2 : augmentent considérablement le risque
- Antécédents personnels de cancer du sein
- Nulliparité (ne jamais avoir été enceinte)
- Endométriose
- Traitement hormonal substitutif (THS) utilisé à long terme
- Obésité
Si vous présentez un ou plusieurs de ces facteurs de risque, demandez conseil à votre médecin pour savoir si une surveillance renforcée est indiquée dans votre cas.
Diagnostic et traitement du cancer des ovaires
En cas de suspicion de cancer de l’ovaire, votre médecin vous recommandera généralement :
- Échographie pelvienne/transvaginale : Premier outil d’imagerie pour examiner les ovaires.
- Analyses sanguines : Notamment le CA-125 (un marqueur tumoral) et d’autres marqueurs comme le HE4.
- Tomodensitométrie ou IRM : Pour une imagerie plus détaillée.
- Chirurgie/biopsie : Le diagnostic définitif nécessite généralement une intervention chirurgicale et un examen histopathologique du tissu.
Lorsque le cancer des ovaires est détecté au stade I (confiné à l’ovaire), le taux de survie à cinq ans dépasse 90 %. C’est pourquoi chaque chuchotement compte.
Soins gynécologiques experts chez VM Med : Dre Dontigny et Dre Bouteaud

À la Clinique de gynécologie de VM Med à Montréal, notre équipe de gynécologues spécialistes offre des soins complets et rapides pour les femmes préoccupées par leur santé ovarienne — sans référence médicale nécessaire.
La Dre Lorraine Dontigny (M.D., F.R.C.S.(C)) est gynécologue-obstétricienne chez VM Med. Son expertise se situe en gynécologie générale, avec un accent particulier sur le syndrome génito-urinaire chez les femmes ménopausées. Elle a complété sa formation médicale et sa résidence à l’Université de Montréal et a été membre de l’équipe d’obstétrique et de gynécologie de l’Hôpital de LaSalle de 2000 à 2022, ainsi que professeure adjointe à l’Université McGill et à l’Université de Montréal.
La Dre Jeanne Bouteaud (M.D., F.R.C.S.C., M.Sc.) est gynécologue-obstétricienne chez VM Med et professeure adjointe à l’Université de Montréal. Elle a effectué ses études de médecine à l’Université McGill et sa résidence à l’Université de Montréal, suivies d’un fellowship postdoctoral en santé de la femme mûre à l’Hôpital Mount Sinai de Toronto. La Dre Bouteaud se spécialise dans la gestion de la ménopause et le suivi gynécologique des survivantes du cancer, notamment les patientes porteuses de mutations génétiques à haut risque de cancer gynécologique.
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Ressources supplémentaires
Pour plus d’informations, consultez les archives des blogues VM Med, notamment Cancer de l’ovaire : l’importance d’un dépistage précoce et Symptômes du cancer des ovaires.
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