Grâce au tatouage, Alexia Cassar reconstruit les seins des femmes après un cancer

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(Lucie Gruau/ Sud-Ouest) — Quand elle apprend que sa petite dernière est atteinte d’une leucémie aiguë, Alexia Cassar ressent le besoin de “changer d’horizon professionnel”. Après quinze années à développer de nouvelles molécules contre le cancer, la biologiste abandonne la science pour le tatouage 3D.

Elle apprend pendant plus d’un an le métier de tatoueur et part aux États-Unis pour se former à cette technique artistique dédiée à la reconstruction mammaire. Et ouvre même, en septembre 2017, le premier salon de tatouage pour les femmes ayant subi une mastectomie, The Tétons Tattoo shop.

En quoi votre technique diffère-t-elle de la dermopigmentation ?
Il y a deux grosses différences par rapport à la dermopigmentation pratiquée dans les salons d’esthétique ou en milieu médical. La première, c’est l’approche artistique. Les tatoueurs formés à cette technique sont habilités à reproduire en trompe-l’œil l’illusion du relief du mamelon, de l’aréole, de tous les petits détails qui font la ressemblance avec le sein qui reste.

La deuxième différence, et non des moindres, c’est l’encre utilisée. Les pigments médicaux ou esthétiques sont semi-permanents. C’est ce qui est utilisé pour tatouer les sourcils et le contour des lèvres. Cela nécessite des retouches a minima tous les ans ou tous les deux ans. Ce qui devient handicapant pour les malades puisque, dès que la couleur disparaît, la maladie fait son retour dans leur esprit. Et surtout, cela peut abîmer irrémédiablement les tissus puisqu’on tatoue des peaux qui ont subi de la radiothérapie et de la chirurgie. (…)

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