Les dernières recherches sur le traitement hormonal de la ménopause et la santé cognitive

Les conclusions de l’étude WHI n’étaient pas fausses : elles révélaient des risques réels. Toutefois, elles ne racontaient pas toute l’histoire. Photo: Pexels

(Zahinoor Ismail, Jasper Crockford/ The Conversation) — Au début des années 2000, une importante étude sur la santé des femmes, la Women’s Health Initiative (WHI), a fait la une des journaux. Lancée dans les années 1990 et toujours en cours, elle vise à déterminer si le traitement hormonal de la ménopause (THM), utilisé pour soulager leurs symptômes, pouvait également protéger contre des problèmes de santé graves survenant à un âge avancé.

Une sous-étude, la WHI Memory Study (WHIMS), s’est concentrée sur la santé cognitive des femmes ne souffrant pas de démence au départ.

Ses résultats, diffusés en 2002, ont provoqué un choc. Les personnes sous THM présentaient un risque accru de développer des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, des cancers du sein et de la démence. Les médecins ont rapidement déconseillé le THM, les ordonnances ont chuté et ce traitement a pratiquement disparu du débat public.

Les conclusions diffusées à l’époque étaient incomplètes. Les résultats de l’étude n’étaient pas faux, ils révélaient des risques réels. Mais au cours des années qui ont suivi, les chercheurs ont réexaminé les données, non seulement celles concernant le cerveau, mais aussi celles relatives au cœur, aux accidents vasculaires cérébraux et au cancer, afin de mieux comprendre quand, pourquoi et comment on devrait avoir recours au THM. (…)

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