Forte baisse des dépistages du cancer du sein pendant une pandémie alarmante

Un rapport publié dans le Journal of the National Comprehensive Cancer Network a montré une baisse inquiétante de 34 %. Photo: Pexels

(Tina Dawn/ VM-Med Clinic) — Les deux dernières années d’une pandémie mondiale ont eu de graves répercussions, non seulement sur la santé physique et mentale des gens, mais aussi sur les soins de santé auxquels ils ont accès. Le virus mortel a forcé les travailleurs de la santé à donner la priorité à la lutte contre le COVID-19, mais il a également taxé sévèrement les institutions médicales surchargées et compromis quelques soins.

De nombreux prestataires de soins de santé publics ont été contraints de retarder les soins électifs, d’annuler des interventions chirurgicales, des dépistages et d’autres traitements qui n’étaient pas considérés comme urgents. Les hôpitaux ont commencé à limiter quelques services pour protéger les personnes contre l’exposition au COVID-19 et pour économiser des ressources précieuses pour les patients gravement malades atteints du virus.

Dans de nombreux cas, les patients eux-mêmes ont choisi de rester à la maison et ont retardé leurs propres examens médicaux annuels, leurs IRM mammaire ou leurs mammographies, essayant de rester à l’écart des épidémies de COVID-19 et pensant que leur dépistage pourrait attendre la fin de la pandémie.

Détection du cancer compromise au cours des deux dernières années

En conséquence, la détection du cancer a chuté de façon spectaculaire. Un rapport publié dans le Journal of the National Comprehensive Cancer Network a montré une baisse inquiétante de 34 %. Ces retards de plusieurs mois dans les dépistages, les diagnostics, les suivis médicaux et les traitements ont maintenant un effet sérieux sur les résultats des patients atteints de cancer.

La nouvelle a incité la Société canadienne du cancer à publier récemment une déclaration dans laquelle elle est « inquiète du fait que le nombre de cas de cancer diagnostiqués ou traités trop tard augmentera ». Ces retards sont encore plus inquiétants lorsque des études montrent qu’un simple retard de quatre semaines dans les traitements contre le cancer peut augmenter le risque de décès d’environ 10 %.

Les contrôles de routine pour les femmes – leurs tests frottis annuel, leurs examens des seins ou une mammographie – ont souvent été mis de côté, augmentant les risques d’un diagnostic tardif.

Les jeunes femmes, en particulier, ont peut-être estimé qu’il n’y avait pas vraiment d’urgence à suivre ces tests, car les diagnostics de cancer du sein chez les jeunes femmes sont si faibles. C’est une idée fausse qui, pour certaines femmes, peut s’avérer mortelle.

Le cancer du sein n’est pas qu’une maladie de femmes âgées

Il existe une croyance commune selon laquelle, sauf si vous avez une prédisposition génétique ou des antécédents familiaux, le cancer du sein ne touche que les femmes âgées. Une notion erronée selon laquelle les jeunes femmes n’ont pas vraiment à s’inquiéter du cancer du sein jusqu’à ce qu’elles atteignent l’âge où des mammographies régulières sont nécessaires.

C’est une pensée réconfortante qui rassure de nombreuses femmes et leur fait souvent ignorer les drapeaux rouges ou les signes avant-coureurs qui indiquent que quelque chose ne va pas.

Mais le cancer du sein n’est pas seulement une possibilité pour une femme âgée. Bien qu’il soit certes beaucoup plus rare, le cancer du sein est toujours une préoccupation pour les femmes plus jeunes et les échographies et IRM du cancer du sein sont toujours recommandées pour celles qui s’inquiètent de tout signe possible de cancer du sein.

Le cancer du sein est le cancer le plus diagnostiqué chez les femmes âgées de 30 à 49 ans et environ 1 femme sur 8 aura un cancer du sein au cours de sa vie. Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis, 9 % de tous les nouveaux cas de cancer du sein aux États-Unis concernent des femmes de moins de 45 ans. Ce n’est pas un nombre insignifiant, et c’est pourquoi les jeunes femmes ne peuvent pas se permettre d’ignorer les signes et de s’assurer qu’elles passent régulièrement un test de mammographie, une IRM mammaire ou une échographie mammaire si nécessaire.

Campagne de sensibilisation au Québec

La Fondation du cancer du sein du Québec a récemment lancé une campagne de sensibilisation pour rappeler aux femmes que le cancer du sein peut les toucher à tout âge et qu’un dépistage précoce peut leurs sauver la vie.

En attendant, le ministère de la Santé du Québec encourage toutes les femmes âgées de 50 à 69 ans à passer une mammographie tous les 2 ans, car la mammographie est le seul examen de dépistage qui peut réduire le nombre de décès par cancer du sein.

En fin de compte, le conseil le plus important que donnent les experts est de ne pas retarder les mammographies et le diagnostic du cancer du sein, ce qui permet au cancer de progresser vers un stade plus avancé. Prenez le contrôle de votre santé et attrapez-le tôt!

Le Centre du sein VM-Med Montréal est le plus grand centre du sein privé au Canada. La clinique de Montréal est un chef de file internationalement reconnu dans le domaine de la prévention, de la détection, du diagnostic et du traitement du cancer du sein, avec une équipe de spécialistes et d’oncologues prenant en charge toutes les possibilités, de l’éventuelle biopsie à la chirurgie de reconstruction mammaire.

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