Questions et réponses avec le Dr Morris Browman, Directeur du Centre Radiologique VM-Med

  1.  Parmi les services offerts par VM-Med, lesquels trouvez-vous importants et uniques?

L’approche de l’équipe pluridisciplinaire en matière de dépistage et de traitement du cancer du sein en est une à la fine pointe de la technologie. Nous sommes également uniques quant à l’expertise et la technologie d’avant-garde que l’on retrouve en un seul endroit agréable et qui ne soit pas un hôpital, ce qui nous permet de fournir une gamme considérable de services médicaux de première qualité, et ce, très rapidement. C’est une équipe exceptionnelle, des chirurgiens de première ligne au personnel administratif. Je suis fier d’en faire partie.

  1.  Quelle nouvelle technologie utilise-t-on pour le dépistage du cancer du sein?

De nouvelles technologies sont continuellement développées, mais la plus sensible est l’imagerie par résonance magnétique (IRM), soit celle qui dépiste le plus grand nombre de cancers du sein. De façon générale, le concept le plus récent est l’idée que différentes femmes nécessitent un mélange différent de techniques de dépistage, selon le risque biologique actuel calculé et la tolérance de l’individu face au risque subjectif. Tout récemment, il est apparu très évident que les femmes ayant un tissu mammaire dense peuvent nettement profiter d’examens par ultrasons et/ou imagerie par résonnance magnétique.

  1.  Selon vous, quels sont les domaines du traitement du cancer du sein ayant enregistré un progrès notable au cours des années de votre pratique?

L’analyse spécifique des tumeurs individuelles pour déterminer ce qui stimule leur croissance et par conséquent comment les traiter efficacement a grandement contribué au succès du traitement.

  1.  Comment VM-Med s’est-elle maintenue au fait de ces progrès?

Peu importe le champ où des progrès surviennent (détection, traitement chirurgical, radiothérapie, analyse génétique, etc.), notre équipe possède l’expertise capable de mettre en œuvre toute nouvelle approche. Nous nous sommes classés au 1er rang des cliniques canadiennes pour la mise en place d’une mammographie numérique complète et nous sommes toujours aux aguets des prochaines étapes.

  1.  La mammographie suffit-elle?

Une mammographie est suffisante pour certaines femmes dont le risque sur la durée de vie est relativement faible. Toutefois, une personne peut quand même choisir de réduire le risque en ajoutant d’autres imageries (par ex., ultrasons ou IRM) à la mammographie.

  1.  En tant que la personne qui manipule l’imageur, quelle question vous est le plus souvent posée par les patientes?

La question la plus fréquente qui m’est posée, tant par les patients que les parents de sexe féminin, amies et connaissances, est « que devrais-je faire en matière de dépistage du cancer du sein? ». Nous aimerions tous pouvoir donner une réponse simple, mais c’est là une question très complexe. Voici la réponse : « Cela dépend. Il n’y a pas de « bonne » réponse. Tout plan de dépistage est un ensemble de compromis. Par définition, un dépistage consiste à chercher une maladie chez des patientes qui n’ont pas de symptômes.

Voici des questions qui nécessitent des réponses : Des diagnostics précoces aideront-ils à sauver des vies? Combien coûte un dépistage (cela inclut de faux positifs qui nécessiteront plus d’imagerie ou de biopsies ainsi que les coûts financiers)?

La réponse à la première question est facile. C’est prouvé que le dépistage d’un cancer du sein a contribué à réduire sensiblement la mortalité lors d’essais cliniques importants, randomisés et contrôlés. Une analyse des coûts et des avantages reste cependant subjective. Par exemple, du point de vue gouvernemental ou d’une compagnie d’assurances, on analysera le bien fondé du coût d’effectuer d’autres faux positifs d’imagerie et de biopsies (pour des choses qui ne se révèlent pas comme étant cancéreuses) par rapport à dépenser ces argents pour le bien public (une campagne antitabagisme, entre autres). Par contre, une femme percevra tout autrement cette analyse de coût. Une personne trouvera qu’un échantillon prélevé par une aiguille guidée par ultrasons est un coût bien modeste à payer pour exclure la possibilité de cancer en toute confidentialité alors qu’une autre préfèrera des examens de suivi aux ultrasons afin de s’assurer que la grosseur n’augmente pas. Certaines femmes opteront en faveur des directives de l’American Cancer Society qui préconise un dépistage annuel après l’âge de 40 ans, alors que d’autres se contenteront d’une mammographie à tous les deux (2) ans après l’âge de 50 ans. La différence entre ces deux choix est autant une question de philosophie que de biologie et de coût.

VM-Med préconise une approche agressive lors des examens de prévention du cancer du sein.

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