L’efficacité du vaccin contre le papillomavirus est confirmée

La vaccination permet de réduire la survenue de lésions précancéreuses, selon une étude menée par le réseau Cochrane

(Aurélie Franc / Le Figaro) — La plupart des femmes qui ont une vie sexuelle active seront un jour infectées par le papillomavirus humain, principal responsable du cancer du col de l’utérus. Une femme sur quatre est porteuse du virus entre ses 20 et ses 30 ans.

Heureusement, la plupart d’entre elles l’éliminent naturellement de leur organisme avec le temps. En cas d’infection persistante, certaines cellules du col peuvent muter, entraînant des lésions précancéreuses, et à terme, un cancer du col de l’utérus – en cas de non-détection ou de non-traitement notamment.

Afin d’éviter que ce cancer ne se développe, une des solutions est de se protéger contre le papillomavirus humain. Pour se faire, un vaccin [NDLR: Gardasil 9, offert gratuitement aux personnes admissibles au Québec] est recommandé chez les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans. Mais il reste largement peu utilisé par les Françaises: en 2014, seules 20% des jeunes femmes de 16 ans avaient reçu les trois doses de vaccin nécessaires à une bonne protection.

Pourtant l’efficacité de ces deux vaccins vient d’être une nouvelle fois prouvée grâce à la dernière grande étude sur le sujet, publiée le 9 mai par la Collaboration Cochrane, un réseau d’experts indépendants. Selon leurs résultats, la vaccination contre le papillomavirus permet de diminuer significativement les lésions précancéreuses associées au virus. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les données de 26 études conduites dans de nombreux pays, sur plus de 73 000 femmes, âgées de 15 à 45 ans, avec un suivi de six mois à huit ans. (…)

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