44 facteurs génétiques identifiés pour la dépression

(Jacqueline Charpentier/ Houssenia Writing) — Un projet de recherche mondial a cartographié la base génétique de la dépression majeure en identifiant 44 variantes génétiques qui sont des facteurs de risque pour la dépression dont 30 sont nouvellement découvertes. L’étude, réalisée par le Psychiatric Genomics Consortium et codirigée au Royaume-Uni par le King’s College de Londres, est la plus grande étude à ce jour sur les facteurs de risque génétiques de la dépression majeure.

Publiée jeudi dans Nature Genetics, la recherche conclut que la base génétique de la dépression majeure est partagée avec d’autres troubles psychiatriques tels que la schizophrénie et que tous les humains portent au moins certains des 44 facteurs de risque génétiques identifiés dans l’étude. Un nombre significatif de variantes génétiques identifiées dans l’étude sont directement liées aux cibles des antidépresseurs actuels. L’analyse des données suggère également que l’augmentation de l’IMC est liée à un risque accru de dépression majeure.

Des études antérieures ont lutté pour identifier plus d’une poignée de variantes génétiques associées à la dépression. En combinant 7 ensembles de données distincts, l’équipe de recherche a inclus des données sur plus de 135 000 personnes souffrant de dépression majeure et plus de 344 000 témoins.

L’étude a été un effort mondial sans précédent par plus de 200 scientifiques qui travaillent avec le Consortium de génomique psychiatrique et a été dirigée par l’Université de Caroline du Nord et l’Université du Queensland en Australie. La professeure Cathryn Lewis et le Dr Gerome Breen du King’s College de Londres ont dirigé la contribution britannique avec des scientifiques et des psychiatres des universités d’Édimbourg, de Cardiff et de l’UCL. (…)

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